Comment écrire un bon roman en 10 étapes

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Comment écrire un roman ? Vaste question que se pose tout écrivain en herbe. Je n’y fais pas exception.

Répondre de manière détaillée et exhaustive à cette question prendrait de nombreuses heures (et de nombreux articles), mais je pense qu’il y a 10 points que l’on peut dores et déjà relever et qu’il faut respecter pour écrire un bon roman.

 

Comment écrire un roman en 10 étapes

1 ) Choisir un genre

C’est la première question à se poser lorsqu’on souhaite écrire de la fiction : va t-on écrire sur des dragon ? sur un meurtre à élucider ? sur un voyage dans le temps et l’espace ?

 

2 ) Ajoutez du drama

Lorsque vous préparez votre récit, voyez les choses en grand, soyez ambitieux, ne vous limitez pas. Trouvez un concept intéressant et approfondissez-le, ajoutez-y du drama.

Parce que les récits sans drama, c’est chiant, soyons honnêtes. Vous vous voyez raconter sur 10 chapitres comment Alain et Gisèle sont heureux ensemble, comment ils ne se disputent jamais et comment c’est un bonheur de réaliser les tâches ménagères ensemble, de bon matin et de bonne humeur ?

Une histoire intéressante commence lorsqu’on ajoute des obstacles à surmonter, lorsqu’on se pose la question : « quelle est la pire chose qui puisse arriver à ce personnage ? », et qu’on l’écrit.

 

3 ) Aimez votre héros

Votre personnage principal doit être sympathique, auquel le lecteur peut s’identifier facilement. Ce n’est pas pour autant qu’il ne doit pas avoir de défauts, mais il ne doit pas être antipathique pour autant.

Prenons l’exemple des anti-héros. Le dernier que j’ai en tête se nomme Takeshi Kovacs, protagoniste principal de la trilogie de romans « Altered carbon » (trilogie adaptée en série tv, courez la voir d’ailleurs !).

Takeshi Kovacs est un ancien militaire, maintenant mercenaire et criminel. L’histoire commence alors qu’il est en prison. Il accumule un certain nombre de défauts dans le livre : il fume, fait preuve d’un cynisme cruel, ne se préoccupe pas du sort des autres mais uniquement de sa personne, refuse toute autorité et est désinvolte. Pourtant, on s’attache à lui, on suti avec envie ses pérégrinations et on a envie de savoir quelle va être la fin de l’histoire.

C’est des héros comme Takeshi Kovacs qu’il vous faut écrire.

 

4 ) Haïssez votre vilain

Prenez du plaisir à détester votre antagoniste, et donnez au lecteur ce plaisir. Il doit être à la hauteur de la tâche que doit accomplir le héros.

Bon, ne tombez pas non plus dans la caricature du vilain qui veut détruire le monde pour le simple plaisir de le détruire. Donnez-lui de la consistance, donnez-lui des motivations réelles pour se comporter comme il se comporte. Rendez-le humain, simplement. Cela ne fera qu’augmenter la haine que l’on peut avoir pour lui.

Pensez à Voldemort, par exemple, dans « Harry Potter », ou encore à Sauron, dans « Le seigneur des anneaux ».

Pour aller + loin, consultez cet article pour apprendre comment créer un bon antagoniste

 

5 ) Touchez la bonne audience

Surveillez la longueur, en nombre de mots, de votre récit.

Typiquement, les lecteurs de Fantasy s’attendent à avoir en main des œuvres bien plus denses et en plusieurs tomes de 1 000 pages que les fans de thrillers, qui préfèrent lire des romans « couts » de 300 pages, mais intenses.

Connaissez intimement votre audience, et adaptez votre récit à celle-ci.

Cependant, ce n’est pas parce que la fantasy traditionnelle fait apparaître des elfes, des nains et des orcs que vous devez obligatoirement le faire. Au contraire, faites preuve d’originalité, démarquez-vous, mais assurez-vous tout de même que votre roman soit assimilable au genre de la fantasy du premier coup d’oeil.

 

 

6 ) Compliquez les choses

Pimentez votre récit en ponctuant d’imprévus les aventures de votre personnage principal. Si tout se passe comme sur des roulettes, où est le plaisir de voir que les personnages arrivent tous à leurs fins selon le plan initial ?

Et puis, avouons-le, ça se passe rarement comme ça dans la vie réelle : la voie pour atteindre un objectif est souvent remplies d’embûches et d’imprévus.

Faites-en sorte que cela soit de même pour votre personnage principal. Donnez-lui des sous-intrigues intéressantes, ne le laissez pas gagner facilement face à l’antagoniste, faites-le souffrir, faites-le douter.

En trois mots : compliquez les choses !

 

7 ) Surprenez vos lecteurs

Surprenez vos lecteurs, au moins trois fois dans votre roman.

Mais s’il vous plaît, évitez les retournements de situation où « il s’avère que la mère qui était morte n’est en fait pas vraiment morte mais elle est maintenant passée du côté obscur mais que finalement le héros va réussir à la refaire basculer vers le bien pour qu’elle puisse se sacrifier de manière théâtrale au moment de la réconciliation ».

Ce n’est pas une surprise dans le bon sens du terme, il y a tellement de rebondissements invraisemblables que cela en devient ridicule.

Une bonne manière de surprendre le lecteur est d’aller au bout d’une idée, même si celle-ci est cruelle.

Peter V. Brett, dans « La lance du désert », le tome 2 du cycle des démons (de la fantasy comme je les aime), nous surprend justement de la bonne manière.

Il arrive à créer de l’empathie pour un personnage, Renna, qui veut à tout prix partir de la maison familiale quitte à se marier avec le premier passant venu, tout cela pour éviter d’être abusée par son père. Elle y arrive presque, on y croit, on a de l’empathie pour le personnage, on souhaite qu’elle arrive à ses fins. Mais son père la surprend au dernier moment, ses plans tombent à l’eau, et la voilà n’ayant d’autres choix que de subir les pires sévices qui nous ont déjà été décrits plusieurs chapitres auparavant.

Je ne pensais pas que l’auteur irait au bout de son idée, je pensais que Renna allait trouver un moyen de s’échapper. J’ai eu tort, et même si cela m’attriste de voir ce que subit ce personnage, je suis ravi d’avoir été surpris de cette manière-là.

 

8 ) Gardez le meilleur

… Pour la fin. Vos sous-intrigues seront résolues au fur et à mesure de l’avancée dans votre récit, mais gardez le meilleur pour la fin. Si vous écrivez un roman policier de 300 pages et que l’on connaît l’auteur du crime dès la page 50, c’est raté.

Inspirez-vous des meilleures séries US, faites monter le suspense, faites-le devenir insoutenable, jusqu’au climax où tout est révélé, et tout explose.

 

9 ) Gardez le bon point de vue

Ne vous emmêlez pas les pinceaux dans vos points de vue. Souvenez-vous du point de vue que vous avez adopté et gardez-le jusqu’à la toute fin de votre récit. Si vous avez un personnage de votre histoire comme point de vue, celui-ci ne pourra pas tout à coup devenir omniscient. Si vous alternez les points de vue, à la façon du « Trône de fer », ne commencez pas à décrire une bataille qui a eu lieu mais que le personnage en question n’y a pas assisté. Utilisez à la place les rumeurs, les rapports de bataille, les « on dit ».

 

10 ) Concentrez-vous sur l’action

Se concentrer sur l’action lorsque l’on écrit permet d’insuffler une bonne dynamique à son récit, et de garder des dialogues courts et percutants, en allant à l’essentiel.

L’action devrait être au centre de vos priorités : se concentrer sur l’action permet de maîtriser la dynamique du récit et de faire de votre roman un véritable page-turner.

 

Conclusion

Écrire un roman n’est pas chose aisée, mais c’est assurément un chemin merveilleux pour qui est motivé et fera preuve de discipline.

En complément de ces 10 conseils pour écrire un bon roman, je vous invite à découvrir 89 autres conseils d’écriture dans le guide gratuit ci-dessous.

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