Comment tuer un personnage avec classe ?

Comment tuer un personnage 0

Au fur et à mesure que nous parcourons des livres, nous apprenons à connaître le caractère des personnages principaux et secondaires, leur motivation secrète, leur qualités et défauts, leur succès et échec, etc…

On vit avec eux, on vit à travers eux, on s’attache à eux.

Mais voilà… Parfois, il est nécessaire, pour les besoins de l’intrigue et de l’histoire de tuer l’un de ses personnages.

Seulement, tuer un personnage n’est pas si simple en soit : il n’y a qu’à voir côté films et séries pour s’assurer que certains personnages sont disparaissent bien trop tôt alors que d’autres s’empêtrent dans des intrigues longuettes et sans intérêts.

Il y a une règle universelle lorsque l’on écrit un roman : les personnages doivent souffrir, être placés dans des situations embarrassantes, conflictuelles, ils doivent sortir de leur zone de confort.

C’est le processus de réaction et de prise de décision de ces personnages sortis de leur train-train quotidien qui est justement intéressant, à la fois pour l’auteur et le lecteur.

Parce qu’on ne va pas se mentir, si les personnages sont heureux et vivent dans un monde de bisounours où « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil », ça risque d’être légèèèèèèèrement ennuyeux et inintéressant.

 

Les attentes des lecteurs

Avant de passer en revue les bonnes et les mauvaises raisons de tuer un personnage, nous allons d’abord nous attarder sur les attentes des lecteurs.

Tout auteur est avant tout un lecteur, et je pense qu’il ne faut jamais oublier cela lorsque l’on est dans un processus d’écriture.

Alors, qu’est-ce que le lecteur attend avant tout d’un roman ?

Il attend de ressentir des émotions, de suivre des personnages attachants ou intéressants, de découvrir un tout nouveau monde, de voyager, d’explorer.

Il veut voir quel impact vont avoir les événements du récit sur les personnages, comment ceux-ci vont s’en sortir (si ils s’en sortent), mais surtout, SUR-TOUT :

Le lecteur veut une FIN !

Et par fin, j’entends la fin de toutes les intrigues principales et secondaires lancées dans le roman : toutes ces intrigues doivent arriver à leur conclusion, et parfois cette conclusion peut être la mort d’un personnage.

 

Les mauvaises raisons de tuer un personnage

1 ) Vouloir choquer le lecteur pour le simple fait de le choquer

Trop souvent, les écrivains en herbe se disent que choquer le elcteur avec une mort inattendue est une très bonne idée, qui plus est originale.

En fait… pas vraiment.

Forcer une émotion ressentie par le lecteur est le meilleur moyen pour l’empêcher de se produire.

 

2 ) Vouloir rendre le lecteur triste juste pour le rendre triste

Comme pour le point 1 ) , la mort d’un personnage doit servir un but autre que de seulement déclencher une réaction émotionnelle chez le lecteur.

Si vous comptez continuer sur cette voie, attendez-vous dans ce cas à ce que les lecteurs se posent la question : « Pourquoi ? ça n’a aucun sens ! »

 

3 ) Se débarrasser d’un personnage gênant

Tuer un personnage gênant est vraiment la solution de facilité. Cela peut être vécu comme un Deus ex machina par le lecteur, au risque que celui-ci se dise « comme c’est facile ! ».

Posez-vous systématiquement la question suivante lorsque vous comptez faire mourir un personnage gênant :

Ce personnage est-il nécessaire au développement de l’histoire en premier lieu ?

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Les bonnes raisons de tuer un personnage

1 ) Se débarrasser d’un personnage gênant

Et oui, encore !

La mort peut être bien pratique pour se débarrasser d’un personnage devenu gênant, mais il faut vraiment faire ce choix avec parcimonie et s’assurer qu’il existe d’autres raisons pour la mort de ce personnage.

Et toujours, toujours se demander si ce personnage gênant est nécessaire d’apparaître dans votre récit.

 

2 ) Ça fait avancer l’intrigue

La mort d’un personnage, qu’il s’agisse d’un personnage principal, secondaire, tertiaire, de l’antagoniste, peut servir l’intrigue.

Par exemple, dans un roman policier, on s’attend à un moment donné qu’il y ait des victimes, et à raison !

Sans victimes, pas de meurtre. Sans meurtre, pas d’intrigue.

 

3 ) Cela permet au personnage mort de réaliser son objectif personnel

La mort du personnage lui permet d’accomplir son objectif personnel, sa mission.

Par exemple, le héros accomplit sa destinée et se sacrifie pour sauver le monde de la menace qui pesait sur lui.

 

4 ) Cela motive d’autres personnages

La mort du personnage motive d’autres personnages à avancer vers leurs objectifs personnels.

Par motivation, j’entends que l’impact de la mort va forcer le personnage à évoluer, à avancer.

La motivation peut avoir une influence positive, tout autant que négative.

Pour faire simple, la mort du personnage doit impacter positivement ou négativement les autres personnages.

 

5 ) Cela résonne avec le thème

Parfois, la mort d’un personnage sert la thématique du récit, et entre en résonance avec celle-ci.

Par exemple, dans Carbone modifié (adapté en série tv « Altered Carbon » par Netflix), Richard K. Morgan traite de la technologie permettant de vaincre la mort et de transférer sa conscience dans un autre corps (une enveloppe) tout neuf.

La mort d’un personnage prend alors tout son sens avec cette thématique.

 

6 ) Ça crée du réalisme dans le monde du récit

La mort d’un personnage peut aussi permettre d’ajouter du réalisme à votre récit, et d’assurer la crédibilité de votre monde.

Prenons Game of Thrones comme exemple : l’auteur prend un malin plaisir à faire mourir ses personnages.

Et dans ce contexte médieval-fantastique fortement inspiré du Moyen-Âge Franco-Anglais, cela prend tout son sens !

Des batailles épiques ont lieu, des complots sont menés, des trahisons également. Et qui dit bataille dit mort, parfois celle de personnages importants.

Cela rajoute énormément de réalisme et de crédibilité à son oeuvre.

 

7 ) C’est une récompense appropriée pour les actions du personnage jusqu’à ce point

Enfin, la mort d’un personnage peut être la récompense ultime à ses actions.

C’est le retour de bâton, la conséquence d’actions exécrables et répréhensibles menées par ce personnage, qu’il s’agisse d’un antagoniste ou non.

 

Afin de gérer les morts de vos personnages tel George R. R. Martin dans « Le trône de fer » (Game of Thrones), je vous invite à relire régulièrement cette checklist 😉

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