6 conseils pour mieux écrire de John Steinbeck

conseils d'écriture John Steinbeck 0

Vous souhaitez écrire mais vous ne savez pas par où commencer ?

Vous peinez à améliorer vos écrits, et vous rêvez que vos œuvres côtoient celles des grands auteurs ?

Steinbeck a la solution et vous livre 6 conseils d’écriture, tirés de son expérience personnelle.

 

Qui est John Steinbeck ?

Steinbeck est un écrivain américain et correspondant de guerre du milieu du vingtième siècle (1902 – 1968), dont les romans de fiction historique mettent en scène des personnages de la classe ouvrière, évoluant en Californie, et étant confrontés au Dust Bowl et à la Grande Dépression.

Il a finit par obtenir le prix nobel de littérature en 1962.

 

6 conseils d’écriture

6 conseils d'écriture délivrés par Steinbeck - Infographie

 

1 ) Abandonnez l’idée que vous allez finir un jour

Suivre ses progrès c’est bien, écrire c’est mieux.

Steinbeck recommande d’arrêter de se demander sans cesse où l’on en est des 500 pages que l’on doit écrire. En effet, selon lui, cela pourrait nous décourager devant l’ampleur de la tâche qui reste à accomplir.

Pour Steinbeck, il faut écrire une page après l’autre, un jour après l’autre, sans se soucier de ce qu’il reste à faire.
On sera ainsi toujours surpris et heureux lorsque l’on arrivera à la fin.

 

2 ) Ecrivez librement et aussi rapidement que possible

Une fois la recherche documentaire et la caractérisation des personnages effectué, Steinbeck conseille de terminer son premier jet aussi vite que possible.

Ne corrigez pas, ne réécrivez pas tant que vous n’êtes pas allé au bout de votre premier jet.

Dans un premier temps, vous devez vous concentrer sur l’intrigue, son accouchement. Seulement après, vous pourrez revenir pour vous concentrer sur les détails et ainsi sublimer votre récit.

Réécrire pendant le processus d’écriture est souvent une excuse pour ne pas aller de l’avant. De plus, corriger, réécrire, faire des coupes, alors que l’on n’a pas fini d’écrire son premier jet interfère avec le flow et le rythme, ce qui est néfaste pour le texte en entier.

 

3 ) Arrêtez de vouloir plaire à tout le monde

Lorsque vous écrivez, vous n’écrivez pas pour une audience, vous n’écrivez pas pour plaire au plus grand monde.

Contrairement au cinéma, l’audience d’un livre c’est un seul lecteur à la fois.

Steinbeck nous indique que cela l’aidait d’écrire non pas pour une audience, mais pour une seule et unique personne, qu’il s’agisse d’une personne qu’il imaginait ou d’une personne de son entourage.

Je trouve ce conseil très pertinent.

Prenons par exemple l’audience aimant les récits de science-fiction : il y a autant de fans de science-fiction différents qu’il y a de genre et de sous-genre de science-fiction. Il ne sert à rien de vouloir essayer plaire à tous ces gens, puisqu’on n’y arrivera pas.

Vouloir plaire à tout le monde, c’est prendre le risque de ne plaire à personne.

Alors écrivez pour le lecteur de SF que vous connaissez, que vous êtes, ou que vous imaginez, et tenez vous-y.

 

4 ) Ne restez pas bloqués sur une scène

Si vous bloquez sur la rédaction d’une scène, d’une description, d’un dialogue, passez à autre chose, continuez à écrire.

Une fois arrivé au bout de votre rédaction, vous pourrez revenir à cette scène qui vous a tant posé de problème, et vous pourrez y jeter un oeil nouveau.

Deux solutions s’offriront alors à vous :

  • La première, vous verrez alors de manière très claire comment débloquer votre scène et vous l’écrirez d’une traite
  • La seconde, vous constaterez alors que vous bloquiez sur cette scène car celle-ci est en trop dans votre récit. Vous la mettez alors de côté.

 

5 ) Soyez attentifs aux scènes chères à vos yeux

En écrivant, certaines scènes peuvent parfois devenir chères à nos yeux, on peut en tant qu’auteur s’y attacher émotionnellement.

Steinbeck recommande dans ce cas de redoubler d’attention : en effet, puisque nous nous attachons à ces scènes, nous aurons d’autant plus de mal à nous en séparer si cela s’avère nécessaire.

Et selon Steinbeck, cela s’avère régulièrement nécessaire : nous nous attachons tellement à certaines scènes en tant qu’auteur que nous ne voyons plus que cette scène n’a rien à faire dans notre récit.

Ne vous méprenez pas : votre scène est peut-être géniale, mais est-elle géniale dans votre contexte, dans votre intrigue ? Pas nécessairement.

Je vous recommande donc, tout comme Steinbeck, de redoubler d’attention quant à vos scènes préférées.

Et bien sûr, si vous procédez à des coupes, gardez les scènes que vous coupez dans un coin, on ne sait jamais, cela pourrait vous servir dans un prochain texte.

 

6 ) Lisez vos dialogues à voix haute

Un dialogue se doit d’être vivant, c’est la base d’un dialogue réussi !

Pour réussir à coup sûr vos dialogues, Steinbeck recommande de les lire à voix haute : vous verrez ainsi d’autant plus facilement si le dialogue vous paraît crédible ou non, et vous pourrez ainsi apporter vos corrections si besoin est.

N’oubliez pas qu’un dialogue est la transcription à l’écrit d’un échange de paroles à l’oral entre plusieurs personnes.

 

Que pensez-vous de ces conseils livrés par Steinbeck : Sont-ils pertinents ? Vous ont-ils aidé ?

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