Mortal Engines : analyse de ce qu’il ne faut pas reproduire dans votre livre

Mortal Engines un exemple à ne pas reproduire 0

Avant de rentrer dans le vif du sujet (et croyez-moi, ça va trancher sévère), je voudrais clarifier une chose : non, je n’ai pas lu les livres Mortal Engines, j’ai seulement regarder l’adaptation film. Mon avis ne concerne donc que le film et son scénario, et pas les livres.

Allez, c’est parti : laissez-moi vous expliquer pourquoi Mortal Engines est le parfait exemple à ne pas reproduire.

 

Mortal Engines, l’exemple à ne pas reproduire

1 ) Introduction bateau

1 minute d’introduction, en préambule du film. 1 minute pour nous plonger dans cet univers particulier.

Et qu’est-ce qu’on nous explique en 1 minute ? Que le monde d’avant, tel qu’on le connaissait, n’existe plus. Qu’il y a eu une guerre dévastatrice à base d’armes destructrices, et que l’humanité a survécu dans un monde post-apocalyptique.

1 minute pour ne rien nous expliquer sur le monde, et seulement nous dire que l’on se trouve devant un film post-apocalyptique. Ok, on l’avait compris à l’affiche et au synopsis, pourquoi prendre 1 minute du film pour nous le dire ?

Si vous souhaitez faire une exposition de votre monde, ou un prologue, par pitié, faites-en sorte de donner des détails intéressants au lecteur, des détails croustillants. Vous voulez donner envie au lecteur de tourner la page et de lire la suite, pas de bailler dès la première page.

 

2 ) Le quantique a bon dos

A chaque fois que je suis devant une œuvre de science-fiction et que l’on évoque quelque chose de quantique, je me raidis immédiatement et je me mets sur mes gardes.

Quand on a la flemme d’expliquer scientifiquement un phénomène, il suffit d’insérer les mots « effet quantique » pour que ça justifie tout.

Mais NON ! Juste NON ! Ça ne justifie rien du tout !

J’en ai marre de voir du quantique à tout bout de champ, sans autre explication scientifique …

  • Il y a deux lignes temporelles (timelines) différentes et le personnage se retrouve projeté dans la seconde ? Sûrement un effet quantique
  • On peut remonter le temps ? Oui, grâce au monde quantique
  • Des armes super-destructrices ? Oui, grâce à l’énergie quantique

Reprenons le cas des armes super-destructrices du film :

  • En quoi le fait que ce soit des armes quantiques justifie t-il le fait qu’elles soient aussi destructrices et qu’elles aient mené le monde à sa perte ?

 

  • C’est bien beau de dire qu’elles puisent dans l’énergie quantique, mais si elles sont si puissantes que cela, cela veut donc dire qu’elles nécessitent une quantité d’énergie phénoménale. D’où provient cette énergie ?

 

  • Si elles sont si destructrices, pourquoi est-ce si simple de les utiliser ? Cela m’étonnerait que les inventeurs de cette technologie n’ait prévu aucun garde-fou.

 

  • Pourquoi sont-elles toujours fonctionnelles alors qu’il semble que depuis leur dernière utilisation, des centaines d’années se sont écoulées, peut-être même plus.

Autant de questions qui ne trouveront aucune réponse dans le long-métrage, et qui nous laisse sur un arrière-goût d’inachevé.

 

 

3 ) Les personnages binaires

Pourquoi faut-il toujours dans les films hollywoodiens que les « gentils » soient très gentils et porteurs de nobles valeurs, alors que les « méchants » sont très méchants, veulent raser le monde et avoir les pleins pouvoirs, juste pour être méchant ?

S’il vous plaît, que vous soyez scénariste ou auteur, arrêtez de mettre en scène des personnages binaires et insipides !

J’ai l’impression de voir un copier / coller de vos personnages, film après film. Et c’est particulièrement flagrant ici.
Jetez un œil à l’œuvre de G. R. R. Martin, et notamment au trône de fer : aucun personnage n’est tout blanc ou tout noir, ils ne sont que des nuances de gris, allant du gris clair au gris très foncé. On a affaire à des personnages complexes et nuancés, chacun avec sa zone d’ombre, et bon dieu que ça fait plaisir.

Donnez de la nuance à vos personnages principaux, donnez-leur des parts d’ombre, des pans de leur personnalité qu’ils préfèreraient oublier.

Et finissez-en avec les clichés sur vos antagonistes : redonnez-leur leur humanité, inventez-leur des motivations crédibles pour expliquer leur comportement…
Faites le contraire de ce qui est fait dans « Mortal Engines ».

 

4 ) La logique des personnages

Quelle est selon vous la chose qui m’horripile le plus dans une histoire, peu importe le média par laquelle elle est racontée ? L’absence de logique dans les décisions prises par les personnages.

Je sais que vous êtes friands d’exemples, alors en voici quelques uns concernant Mortal Engines :

  • Une ville-machine se fait poursuivre par une seconde ville-machine, encore plus grosse. Tout le monde s’agite pour essayer d’échapper à cette poursuite. Tout le monde sauf l’héroïne, qui reste impassible, figée sur place, comme si elle avait rencontrée Méduse en personne. Alors ok, elle veut monter sur la plus grande ville pour assouvir un désir de vengeance, mais ne pourrait-elle pas faire quelque chose plutôt que d’attendre bêtement ?

 

  • Avançons un peu dans l’intrigue, l’héroïne se fait poursuivre par le bad guy, et également par le héros qui cherche à comprendre pourquoi elle a tenté d’assassiner Valentine (le bad guy). Elle lui dit de se méfier de lui avant de sauter  de la ville-machine. Valentine arrive alors, et que décide t-il, face au héros qui se est circonspect quant à ce qu’il vient de se passer ? Il le pousse dans le vide… Oui, oui. ça aurait été plus intelligent de nier ce qu’elle  pu dire, de la discréditer. Au pire, si le héros devient une menace, pourquoi le pousser dans le vide au risque qu’il en réchappe ? Pourquoi ne pas simplement le tuer sur place, et accuser l’héroïne ? Question logique, on repassera…

 

Ce genre de choix sont pour moi du même niveau que les personnages de films d’horreur qui décident de se séparer face à un prédateur meurtrier. C’est bien connu, on a plus de chances de survivre seul dans le noir qu’en groupe.

S’il vous plaît, réfléchissez à deux fois aux choix que font vos personnages. Ils se doivent d’être logique et de coller au caractère des personnages. Et quand bien même ces choix font avancer l’intrigue, faites en sorte de ne pas choisir la facilité : prenez de la hauteur et observez le choix sous toutes ses coutures.

 

5 )  Une question de cohérence

Le pitch de base de ce film est que dans un monde post-apocalyptique, les humains n’ont plus assez de ressources et de vivres pour vivre dans une ville à un endroit défini. Par conséquent, ils ont choisi de construire des villes mouvantes, de gigantesques forteresses de métal et d’acier sur roues, et d’avancer ainsi dans les terres dévastées, en quête de la moindre ressource utile.

Je suis désolé, mais je n’y crois pas une seule seconde…

Déjà, ces villes ne se sont pas construites en un jour, et vu leur taille il y a eu des ressources ahurissantes qui ont été investies dans leur construction. Ce qui m’amène à ma première question :

  • Pourquoi dépenser des quantités monstrueuses de ressources dans la construction de quelque chose de gigantesque, qui va demander de consommer énormément de carburants, pour répondre à une situation de pénurie de ressources ?

J’ai d’autres questions dérangeantes en stock et vous allez comprendre pourquoi je vous parle souvent de cohérence et de crédibilité :

  • On nous explique que les grosses villes « mangent » les plus petites pour avoir de nouveaux matériaux de constructions et du carburant. Mais le carburant initial pour faire bouger cette grosse ville, où l’a t-on trouvé ?

 

  • Une fois les petites villes mangées par les plus grosses, on voit que les populations sont assimilées. Il faut donc les loger, les nourrir, donc continuer à construire. Dans un contexte où les ressources sont rares, n’est-ce pas contre-productif voire suicidaire d’accueillir toujours plus de monde ? Cela veut dire plus de constructions, donc plus de poids, donc une consommation de carburants plus élevée.

 

  • Et qu’en est-il de la nourriture, où celle-ci est-elle cultivée ? Et s’ils sont capables de cultiver de la nourriture hors sol sur leurs villes mouvantes, pourquoi ne pas l’avoir simplement fait dans leur campement lorsqu’ils étaient sur la terre ferme ?

 

  • Quid du poids des villes ? Pour certaines, comme pour Londres, cela se chiffre en milliers de milliers de tonnes. Comment les roues supportent-elles ce poids ? Elles devraient plutôt être écrasées sous une telle pression, non ?

 

  • Les grandes villes telles que Londres vivent du pillage des plus petites villes, dans une allégorie trèèèèès discrète du capitalisme. Mais lorsqu’il n’y aura plus personne à piller, car fatalement ça arrivera, quel est le plan B ? Pourquoi aucun personnage n’y a pensé ?

 

Je pourrais continuer encore longtemps comme ça… Mais vous avez compris je pense où je veux en venir.

Je trouve l’idée de base originale et intéressante, mais il faut aller au-delà du concept, de l’idée, et construire quelque chose de cohérent.

Challengez vos idées, posez-vous des questions, éprouvez votre idée, vous ne devez avoir qu’un seul objectif en tête : sauvegarder à tout prix la cohérence et la crédibilité de votre œuvre.

 

 

6 ) Les systèmes de caste

Pourquoi faut-il que chaque œuvre dystopique intègre un système de castes dans la société qui est dépeinte ?

J’ai l’impression que c’est systématiquement le cas dans la littérature Young Adults. Qu’il y ait des castes ne me dérange pas. Encore faut-il raconter quelque chose d’intéressant avec ces castes.

Encore une fois, il y a un certain nombre de questions qui ne trouveront aucune réponses dans le film, et que l’on est en droit de se poser :

  • Par quel mécanisme cette société en est-elle arrivée à créer un système de castes ?
  • Comment ce système de castes fonctionne t-il ? Une personne de la caste « A » peut-elle passer dans la caste « B » ?
  • Quel est le rôle de chaque caste ? Quelle est leur raison d’être ?
  • Comment celles-ci interagissent entre elles ?
  • En quoi ce système de castes est une réponse plus efficace que d’autres systèmes d’organisation sociétale au monde dans lequel les personnages évoluent ?

Vouloir absolument dépeindre des castes dans un roman, je dis pourquoi pas. Mais dans ce cas, posez-vous les bonnes questions, et tâches de trouver des réponses crédibles.

Prenez le temps de construire votre monde, avant de vous jeter corps et âme dans la rédaction de votre roman. Même si vous donnez des informations au compte-gouttes à vos lecteurs sur le fonctionnement de votre monde, assurez-vous de savoir où vous allez si vous ne voulez pas donner un sentiment d’inachevé.

 

7 ) Les rebondissements toutes les deux minutes

Trop de rebondissements tue le rebondissement. Il ne faut pas confondre surdose de rebondissements et dynamique du récit.

A un moment donné, on a l’impression qu’à peine une situation mise en place, on n’a pas le temps de creuser un peu que paf! Rebondissement qui sort de derrière les fagots.

Au bout de la quinzième fois que votre héros échappe à une tentative d’assassinat, ça en devient lassant.

Des rebondissements il en faut, mais essayez de ne pas en mettre à chaque fin de chapitre, ou toutes les 3 pages.

Voici quelques exemples en cadeau pour illustrer mes propos :

  • A peine descendus de la grande ville de Londres, les 2 héros se font repérer par des sudistes, encore plus méchants que les autres car ils chassent et mangent les humains.
  • Ils échappent in extremis à cette nouvelle menace lorsqu’une trappe jusque là invisible s’ouvre dans le sol. (coucou le Deus Ex Machina)
  • Ils font connaissance avec les propriétaires d’une machine qui s’avère être un mille-pattes sur roues dôté d’une technologie de camouflage. On les emmène dans une pièce à bord pour se relaxer et oh surprise ! La porte est fermée à clé, ils sont enfermés
  • Ils sont alors acheminés vers le marché des esclaves où ils vont être vendus, sans rien pouvoir y faire.
  • Mais ils sont sauvés in extremis par une chinoise habillée avec un look à la Matrix, qui s’avère être la meilleure amie de la défunte mère de l’héroïne

Et je ne viens de vous résumer que 10 minutes du film…

Trop de rebondissements tuent le rebondissement

 

8 ) Les clichés

S’il vous plaît, arrêtez avec vos clichés dans vos histoires. C’est parfois rigolo d’en utiliser un, mais trop c’est trop…

Allez, quelques exemples :

  • Une chinoise débarque in extremis pour sauver les héros, et forcément elle maîtrise à la perfection les arts martiaux
  • Les rebelles qui combattent pour la liberté, et font preuve de diversité, aussi bien dans leur style vestimentaire que par les ethnies, contrairement aux antagonistes qui se battent pour l’ordre et sont habillés de manière uniforme (ça vous rappelle Star Wars ? C’est normal)
  • Le méchant qui poursuit pendant plus de la moitié du film l’héroïne pour la tuer qui, lorsqu’il la voit, redevient gentil et lui donne ce qu’il faut pour gagner contre l’autre grand méchant, à 20 minutes de la fin du film
  • Les rebelles qui sont dirigés par un sage rappelant le dalaï-lama (et donc d’origine asiatique) qui dans sa grande sagesse accueille à bras ouverts ceux-là mêmes qui ont massacré son peuple cinq minutes plus tôt
  • L’arme qui est désactivée à 1 seconde d’un nouveau tir. Devant l’écran, je me disais « ils vont pas oser quand même, c’est trop gros »… Ah ben si, ils ont osé…

1 cliché, c’est ok, 2 c’est rigolo, 3 et plus, c’est juste idiot.

Jouez avec les clichés, utilisez-les pour mieux les détourner, surprenez le lecteur ! Et s’il vous plaît, oubliez les asiatiques experts en arts martiaux !

 

9 ) L’explication des phénomènes non-naturels

Dans le film, on a affaire à un robot mort-vivant, avec des membres robotisés, et une tête flirtant entre le mélange de peau flétrie et du métal. Avec deux gros yeux verts luisants au milieu de la figure. Apparemment, c’était un humain, comme vous et moi auparavant, avant qu’il subisse une procédure pour le transformer en cette chose, et qu’il oublie qui il était. Enfin, pas vraiment. pas totalement. (un rebondissement de plus)

Du coup j’ai de nouvelles questions :

  • Pourquoi un être humain voudrait-il se transformer en cette chose ? Qu’est-ce que cela a pu lui apporter ?
  • Quelle est la procédure qu’il a subi ?
  • Pourquoi est-ce que cette transformation implique un oubli de qui l’on est, et un oubli de sa vie passée ?
  • Dans ce cas, pourquoi se personnage se remémore des bribes de son passé ?
  • Pourquoi son apparence est-elle comme elle est ?

Nous ne le saurons pas, et j’ai encore une fois l’impression qu’il faut juste accepter ce que l’on nous vend sans prendre la peine de gratter un peu sous la surface pour mieux comprendre.

Une œuvre se doit d’être complète, et compréhensible seule. S’il est nécessaire de connaître sur le bout des doigts les livres pour remplir les zones d’ombre du film, c’est qu’il y a eu un loupé dans l’adaptation.

 

 

10 ) L’amourette obligatoire

Pourquoi dans ces films à gros budget (et même dans pas mal de livres), on est obligé de se coltiner ce passage gênant et qui n’apporte rien à l’histoire de l’héroïne qui tombe dans les bras du héros à la fin ? C’est juste forcé, on n’y croit pas une seconde, et ça n’apporte strictement rien à l’histoire.

J’ai vraiment l’impression que les scénaristes ont intégré cette amourette pour cocher une case dans le cahier des charges.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : une amourette (ou même plusieurs) dans un récit peut apporter beaucoup, mais elle ne doit en aucun cas être obligatoire. Et doit être amenée progressivement tout au long de l’œuvre.

Dans « Le cycle des démons » de Peter V. Brett, notamment dans le tome 2 « La lance du désert », plusieurs relations y sont décrites. Mais cela sonne vrai, on y croit, on voit l’évolution des personnages, et ce sont des relations qui sont construites sur des centaines de pages. Ça ne sort pas de nul part, comme dans ce film.

 

11 ) Le retournement de situation final attendu (et qui tombe à l’eau)

Dans le dernier quart d’heure du film, on se retrouve donc avec un combat final, qu’on nous vend depuis le début, et là, ultime retournement de situation, on apprend que le « méchant » Valentine est en fait le père de l’héroïne, Esther. On s’attendrait presque à la voir hurler « Noooooooooooon! », tel Luke Skywalker dans « Star Wars Episode 5 : L’empire contre-attaque ».

Fallait-il vraiment en arriver là ? En quoi est-ce important ? Mis à part souligner que c’est un salaud prêt à tout pour assouvir son envie de pouvoir, même à sacrifier sa propre progéniture ? Rester sur le côté ami de la famille qui se retourne finalement contre elle aurait je trouve eu plus d’intérêts et de saveurs à l’écran.

Encore une fois, cet élément peut être intéressant s’il apporte quelque chose à l’histoire Mais je ne trouve pas que cela soit le cas dans le film. Et il faut amener progressivement le retournement de situation.

Par exemple, dans le trône de fer de George R. R. Martin (oui, encore lui), l’auteur pose plusieurs sous-entendu dans le tome 1 sur la véritable origine de la mère de Jon Snow. Et lorsque Jon Snow apprend enfin la vérité, nous n’avons pas l’impression que cet « élément perturbateur » tombe de nul part. C’est là tout l’art du foreshadowing.

 

Conclusion

Encore une fois, ne connaissant pas les livres, je ne peux pas les juger. Mais s’il y a une chose que le film « Mortal Engines »  a réussi, c’est à ne pas me donner envie de découvrir les romans…

C’est sûrement plus développé dans le livre, il y a peut-être même des pans d’intrigues entièrement différents. Mais pour ce qui est du film, il y a un vrai problème de rythme ainsi que de scénario. Et ajouté à cela :

  • Il n’y a pas d’introduction à l’univers
  • Pas de caractérisation des personnages
  • Des dialogues insipides, qui n’apporte rien au récit et qui sont ultra clichés
  • Des méchants très méchants sans trop savoir pourquoi et des gentils très gentils parce qu’ils sont gentils
  • Des technologies allant à l’encontre de la logique et des lois de la physique
  • Des retournements de situation attendus
  • Des retournements de situation inattendus (et incohérents) dont il aurait mieux fallu s’abstenir
  • Des clichés à la pelle
  • Et des problèmes de construction du monde, à se demander si les scénaristes se sont vraiment poser des questions sur ce qu’ils construisaient

Tout cela fait qu’il y a un vrai souci de cohérence du récit, que l’on n’y croit pas une seule seconde et que l’on sort constamment de l’histoire que l’on essaye tant bien que mal de nous raconter.

Alors au bout de 2 heures de film, on se sent trahi, frustré, et on se console en se disant que « bon, au moins, les effets spéciaux ne sont pas si mal ».

 

 

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